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Trouville, le mercredi 14 octobre 2009. Ouest France
La famille Magnifique, un vent de folie littéraire.
Un vent de folie littéraire soufflait, mercredi, du côté du casino de Trouville. Le camion théâtre de La famille Magnifique s’est installé sur le parking pour jouer son nouveau spectacle de « L’Ivresse des livres ». Cet après-midi récréatif, organisé par la bibliothèque, a attiré une bonne centaine de personnes malgré le premier froid automnal.
« L’Ivresse des livres », c’est à la fois, Lautréamont, Jacques Prévert, Arthur Rimbaud… mais à la manière de Paul Emond, Gilles Boulan et Claude Bourgeyx. Chacun a écrit un texte inspiré par l’un des trois poètes. Les trois pièces réunies, et mises en scène par René Pareja, forment un spectacle d’une heure très fantaisiste, sans prétention érudite, mais avec une grande dose de surréalisme et de comique de situation. Les livres volent, contiennent de l’eau ou des confettis… Parfait pour arroser les spectateurs !
Dans Affaire Maritime, la pièce repose sur le célèbre Bateau Ivre, les spectateurs ont réellement senti le mal de mer. Avec Dur, Dur l’œuf dur, un drame social qui s’achève par un meurtre, ils ont reconnu La grasse matinée de Jacques Prévert, doublé d’un clin d’œil à Crime et Châtiment de Dostoïevski. Et enfin, la troisième pièce Table de dissection, machine à coudre, et parapluie de Lautréamont, est la rencontre improbable de ces trois objets, qui conversent, offrant ainsi aux comédiens de La famille Magnifique des rôles tout à fait inédits. |
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Bagnoles-de-l'Orne - vendredi 16 janvier 2009 - Du théâtre présenté aux classes de maternelles
Contes de l'errance avec la famille Magnifique.
La saison jeune public organisée par l'Office départemental de la culture s'est ouverte mardi au centre d'animation. Les enfants des classes maternelles de Bagnoles-de-l'Orne, de La Chapelle-d'Andaine et de Juvigny-sous-Andaine se sont émerveillés au spectacle de trois courtes pièces : Souvenirs de voyages de La famille Magnifique, Légendes et récits fabuleux ramenés dans les bagages : Péripéties de l'errance, incertitudes séduisantes. Trois acteurs, sur fond de musique de contrebasse, ont invité les enfants aux rêves de l'évasion et de nouvelles rencontres.
Ouest France, CIFAC, 26 septembre 2008.
Du théâtre au Centre de Formation de l’Artisanat. Le spectacle de La famille Magnifique a procuré aux jeunes apprentis un moment poétique et récréatif.
Avec l’aide du Conseil Régional de Basse-Normandie, le CIFAC (Centre Interprofessionnel de Formation de l’artisanat du Calvados), a permis à quelque 410 apprentis d’assister au spectacle de la compagnie « La famille Magnifique ». L’objectif de cette journée était d’ouvrir des horizons et faciliter l’accès à la culture pour les jeunes fréquentant l’établissement.
« La famille Magnifique » a offert trois représentations de son dernier spectacle : Désordre dans la bibliothèque. Les apprentis ont apprécié ce moment poétique. « Un spectacle en plein air qui aura fait venir la culture dans l’établissement. » Le CIFAC a d’autres projets en cours de réalisation, autour du slam, du développement durable et dans le cadre de la prévention routière.
OUEST FRANCE - mercredi 16 juillet 2008 - Sophie de Chivre
Une famille loufoque et son joyeux bazar littéraire.
Rendez-vous. Merville-Franceville accueille ce soir La famille Magnifique, la troupe de comédiens présentera son spectacle « Désordre dans la bibliothèque ».
Un camion, quatre comédiens aux personnages hauts en couleurs : Vladimir, Violetta, Adriano et Andréas. Et des livres partout, dans tous les sens, sur des étagères, par terre… Et pour cause, le dernier spectacle de La famille Magnifique se nomme « Désordre dans la bibliothèque ».
Il est joué ce soir, à 18h, à Merville-Franceville et demain à Caen, les livres sont à l’honneur. Une création, inaugurée le 15 mai, qui tournera pendant deux ans. Juste avant, la troupe avait consacré son spectacle au mythe de Pandore, ou comment « travailler sur la capacité à inventer des bêtises pour détruire l’humanité, précise René Pareja. Mais ça manquait de poésie. Du coup, notre dernier spectacle a pour thème la littérature, le langage. Une façon douce de faire entendre nos poètes, car ils nous font voyager, ils nous réconfortent ».
L’objectif de ce nouveau spectacle ? Remettre la langue « au centre de notre préoccupation. C’est comme un trésor, il faut y être attentif ». Tout cela dans un registre « bouffon et loufoque ». Par exemple, « l’homme aux semelles de vent », pièce écrite par Gilles Boulan, nous apprend la vie de Rimbaud. Mais attention, c’est une vieille chaussure qui parle…
Les livres au centre du spectacle.
La famille Magnifique, cette troupe itinérante, joue au centre des villages et des villes. Car c’est le propre de la compagnie que de s’installer sur les places publiques pour « aller à la rencontre des publics, où qu’ils se trouvent. Nous voulons créer du merveilleux dans l’ordinaire des gens », précise René Pareja, le metteur en scène. En campagne, en ville, en banlieue sur les parvis d’églises, dans les cours de ferme. Après 13 années d’existence et près de 800 spectacles partout en France, le camion de la troupe commence à avoir quelques kilomètres au compteur. L’engin sert à se déplacer mais aussi à jouer.
Quand cette famille bien singulière arrive à destination, ni une, ni deux, le côté de leur véhicule s’ouvre et devient la scène de leurs tribulations. Une façon de revisiter à leur manière la tradition du théâtre de rue.
CHALON DANS LA RUE LE JOURNAL - Juillet 2007 - Laëtitia DECHAMBENOIT
Ça va s'arranger… Théâtre itinérant
… Abrité au creux de la parole sincère et poétique, on ne peut résister à cette Comédie Humaine qui nous réjouit le cœur et l'esprit. " Ça va s'arranger " nous emmène avec beaucoup d'authenticité dans un ailleurs loin de la rumeur de la ville en prenant garde à semer quelques indices propres au XXème siècle pour que le chemin du retour ne soit pas trop douloureux.
Les Magnifiques apprivoisent le théâtre de rue et dessine un théâtre « dans la rue » où la frontière entre comédiens et spectateurs se fait discrète. L'espace scénique tisse sa toile sans brusquerie au-delà du plateau et une tendre complicité unit « la famille » à son public … Un vrai sourire pour les yeux, les oreilles et les rêveurs…
OUEST FRANCE - 5 juillet 2006 – Xavier ALEXANDRE
LES « MAGNIFIQUES » OUVRENT LA BOITE DE PANDORE
La compagnie du Nord Ouest Théâtre a repris le chemin des marchés. Son spectacle pour trois comédiens et deux acrobates passe l’humanité en revue.
En ouvrant la boîte… Pandore a fait une sacrée gaffe. Mais le coup est parti. Depuis, les terriens composent avec le destin. Les artistes en font leur miel ou leur fiel. Mais ils savent aussi qu’ils ne sont pas au dessus du lot. Et quand on veut bien les écouter, ils peuvent le dire avec des enrobés d’humour, des chansons et des pirouettes acrobatiques. Même qu’ils trouvent parfois, dans le fond, des morceaux d’espoir.
Jean-Daniel Magnin et Paul Emond, deux des auteurs associés à la compagnie, ont, avec Gilles Boulan, le dramaturge de la compagnie, repris leurs textes. « Sur le chemin des chimères » revient à cette question : les progrès scientifiques, aux perspectives vertigineuses, sont-ils compatibles avec le bonheur de l’humanité ?
C’est un théâtre au cœur de la vie qui va vers les gens. René Pareja, le chef des Magnifiques, se régale de ces rencontres et de la capacité des comédiens à rebondir sur les réactions du public. « Il faut être à l’écoute des spectateurs, attentif à l’endroit où tu te trouves. Il s’agit d’être en harmonie. »
Le chemin des chimères » peut se faire buissonnier. Et mobiliser parfois des énergies. Le dernier dimanche de juin, quand le ciel a déversé un mois de citerne, la troupe était attendue dans un village de l’Essonne. « Les habitants ont retroussé leurs manches pour vider un hangar. On a pu jouer à l’abri. Je suis sûr qu’on a eu plus de monde que s’il avait fait beau », témoigne René Pareja. De quoi, illustrer la recette du bonheur simple, quand on décide de s’entendre. Et rendre prémonitoire le spectacle de 2007. Il va s’appeler « ça va s’arranger ». « Il faudra que les politiques nous donnent des garanties », commente, en riant, Gilles Boulan.
OUEST FRANCE - 27 septembre 2005 - Yannick BUTEL
LE CABARET DE LA FAMILLE MAGNIFIQUE
Depuis dix ans, le théâtre de la Famille Magnifique revient à Airan, dans la ferme de Monsieur Abel. Une manière pour les artistes et les amis qui les soutiennent de se retrouver après la longue période estivale…
Des quartiers de Marseille, en passant par les patelins perdus, des places de marchés de banlieues aux rues des festivals prestigieux jusqu'à Tunis : les Magnifiques ont tout connu ou presque. Tous les publics et tous les temps. L'expérience les a aguerris. Dans telle bourgade, ils sont connus comme le loup blanc et on les attend. Ailleurs, on les découvre et ils doivent faire leur preuve…
La cabine rouge du camion brille. Une copine met du scotch pour tenir les nappes de papier sur lesquelles on disposera, plus tard, le coup de l'amitié. Deux circassiens ont rejoint Violetta, Adriano, Vladimir, Roro… Et tout commence. Recommence, au prétexte de représenter ce qu'il y a dans nos boîtes crâniennes, boîtes noires, boîte de Pandore…alors, clowns ou caricatures gouailleuses, travestis en bestioles ou mutants de la science, les Magnifiques rapportent à leur manière le monde. Au vrai, un journal du monde qu'ils ramènent à ses actualités et à ses publicités. Drôle, grinçant, noir loufoque, critique… Chacun y trouve, y puise sa culture médiatique, son souci du moment. Ils sont en forme et pour la forme ils ont privilégié le musical, l'acrobatique, le coup de théâtre qui fait " bang " et fait frémir le public.
Alors bon, c'est bien. Et l'on s'amuse des gags et autres roublardises de ces gens de métier. C'est bien et pourtant, la forme de ce théâtre fait par René Pareja n'est pas sans inquiéter. Car c'est bien l'esthétique du cabaret. Dans l'histoire du théâtre, ce genre mineur, en même temps qu'il dénonçait un monde qui ne tourne plus rond, annonçait aussi un monde au seuil de sa chute.
THEATRES - Juin/Juillet 2005 - Jean-Pierre HAN
PANDORE …OUVRE-TOI
Une création de la famille Magnifique
L'histoire de Pandore et de sa boîte est tellement séduisante et emblématique du théâtre lui-même que la première question qui vient à l'esprit est de savoir pourquoi si peu d'équipes artistiques, et particulièrement celles qui œuvrent hors de bâtiments théâtraux, se sont saisies de ce mythe connu de tous. Car, enfin, évoquer le mythe et son histoire, c'est bel et bien s'autoriser toutes les audaces, voire toutes les divagations. Soulever le couvercle de la boîte, c'est ouvrir les portes de l'imaginaire…
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« Les Contes de l’errance » sillonnent les marchés normands cet été.
Ouest France, le 6 août 2002
Le théâtre furtif des Magnifique.
S’appropriant les contes de l’enfance devenus pour l’occasion « Les Contes de l’errance », La famille Magnifique sillonne la Normandie et ses marchés. Du camion remis en beauté, du proscenium agrandi, on entend et on voit Violetta, Adriano, Vladimir… La troïka d’un théâtre résolument soucieux de tous les publics.
Ils s’affrontent au vent de Nord-Ouest, connaissent les embruns de la Manche, jouent sous le crachin du Cotentin. Parfois, le ciel clément laisse passer un rayon de soleil qui révèle le vernis des bois patinés du camion. Une mobylette pétarade alors ; elle nuit à la portée des voix des acteurs… imperturbablement, les Magnifique jouent. Le métier, ils le connaissent. Ils savent la nature toujours hostile aux saltimbanques et ils savent aussi que leur entêtement leur vaut le regard médusé des enfants du premier rang, le silence de l’attroupement, les applaudissements de chœur et la chaleur d’un public assemblé par hasard qui se souviendra des Magnifique. Depuis 1993, ils ont eu le temps de trouver sur les marchés un public de fidèles. La renommée à fait le reste. On les attend. Cette année, après les parodies des classiques du répertoire, après un détour par les auteurs contemporains, les Magnifique reviennent aux contes qui fondent les communautés culturelles. Petit Poucet, l’Ogre… C’est l’humus des rêves enfantins, le terreau des morales toujours surprenantes que Gilles Boulan a en partie réécrits, travestis, pastichés. L’Ogre, en pénitence, est devenu végétarien, le Petit Chaperon Rouge a vieillit quant à Pinocchio… Autant dire que l’enjeu de ces écritures burlesques serait de penser les suites et les fins de ce que chacun a cru figé. On les écoute attentivement. Tout autour du camion qui devient le centre d’attraction des regards, Catherine Réchard chasse les images de spectateur. Photographe, c’est à elle que l’on doit un premier album réalisé avec Alix de Morant. Comme ce théâtre ambulant et forain, elle capte le furtif, les moments éphémères, la rareté d’un regard promis à l’inaperçu. Au vrai , le furtif est bien le propre de ce théâtre qui ne s’écrit pas sur les murs prestigieux et ne s’annonce pas dans les médias. Mais le furtif à ceci de vrai qu’il est l’esquisse et l’origine de sentiments et d’émotions vécus par « les gens de peu ». Emotions qui fondent la mémoire de ceux qui ont croisé, un jour, La famille Magnifique.
Yannick BUTEL
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La famille Magnifique dans la rue. Réveil Normand. 22 juin 2002
Les « Contes de l’errance »
Le théâtre se fait proche.
Dans le cadre de la saison culturelle, la Ville de l’Aigle accueillait La famille Magnifique et son théâtre de rue. Créée en 1993, la compagnie joue essentiellement hors les murs, dans l’espace public. En 450 représentations dans les 168 communes en France mais aussi en Belgique et en Angleterre, elle a montré son attachement au théâtre de texte, de Sophocle aux auteurs d’aujourd’hui. Son répertoire composé de courtes pièces interpelle le passant qui se laisse volontiers tirer par l’oreille pour venir s’asseoir au milieu du public. Ce n’est pas parce que la compagnie a choisi la rue qu’elle sacrifie l’art. Au contraire, elle renoue avec l’origine des comédiens sans théâtre qui trouvaient dans la rue une scène parfois rugueuse mais bien souvent attentive. Samedi, sur la place Boislandry, la centaine de personnes attisées par l’envie de découvrir une autre forme de théâtre populaire n’a plus bougé de son siège dès lors que les Contes de l’errance se sont ouverts à elles. Des contes qui font les bons amis du verbe et du rire. De contes qui font des mauvais maux , une espèce en voie de disparition, le temps d’une échappée vers l’imaginaire. Des contes qui font taire le temps, l’espace d’un plongeon dans les rêves des auteurs. Le public aime se laisser surprendre par le talent de ceux qui n’ont pas l’air d’y toucher. Captivés par les aventures d’Alice ou du Pantin, certains n’en sont pas revenus d’entendre ça dans la rue. Il paraît que d’aucuns reviennent désormais chaque jour pour voir si le théâtre ne serait pas de retour. Un jour peut-être…
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NAMUR - Vers l'Avenir. Le 2 juin 2002.
Loin des infrastructures fixes et des scènes richement illuminées des grands théâtres, c’est sur les marchés de la campagnarde Normandie que les comédiens présentent au quotidien leurs spectacles.
Sur les champs de foire.
C’est là toute la tradition nourrie de et dans l’âme du théâtre forain. Sous la direction du metteur en scène, René Pareja, La famille Magnifique réembrasse d’ailleurs l’immortelle légende d’un théâtre ambulant qui aurait vu le jour en 1795.
C’était au temps où le théâtre et la littérature se partageait à ciel ouvert sur les champs de foire, où la foule du tout-Paris se pressait à Saint-Germain pour applaudir les parades et les lazzi des Italiens. Un temps où le livre était véhiculé par la parole, où il n’existait pas ce monopole de la belle langue édicté par la Comédie française, condamnant les forains à la pantomime et aux pancartes.
On parle ici de véritables représentants de la galaxie foraine, pas de ces pseudo comédiens des marchés qui n’étaient au fond que des bonimenteurs suant toute leur tchatche pour vanter les mérites de tel ou tel produit mis en vente.
Un théâtre fondé en 1795. La date renvoie à la libéralisation des théâtres par l’Assemblée constituante qui, par la loi du 13 janvier 1791, « autorisait chaque citoyen à élever son théâtre et à y donner les pièces de son choix, avant que les susceptibilités impériales de Napoléon ne rétablissent un nouvel ordre policier et la littérature pour un fauteuil ».
Alunissage
La famille Magnifique est de cet univers-là. De cette vie de nomadisme, où les comédiens se jettent à corps et âme perdus sur les routes de Normandie, pour aller à la rencontre de messieurs et mesdames tout le monde, de ce bon peuple qui ne contracte généralement aucun abonnement dans un théâtre, mais qui peut se révéler au final plus réceptif, parce que plus vierge des conventions du spectacle, que l’autoproclamée élite culturelle.
Sur la place du marché ou sur un chiche espace villageois comme rue de Marchovelette, le terrain d’alunissage de la compagnie pendant le festival des arts forains, la rencontre est toujours charpentée selon les mêmes événements géographiques. Un premier cercle de curieux, d’abord, alertés par le bagou des jouteurs du verbe, et qui acceptent de se faire prendre par la main sur la promenade du théâtre de rue.
Cédric FLAMENT. |
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France SOIR 26/05/99
« Si tu ne vas pas au théâtre, le théâtre ira à toi ! » Si La famille Magnifique, une compagnie théâtrale basée à Caen, devait arborer une devise, ce pourrait être celle-là. (…)
Fondée en 1795, remise sur pied deux siècles plus tard, cette troupe est l’une des dernières dynastie de théâtre forain ambulant encore en activité. Son ambition est de toucher le public là où il se trouve, dans les petites villes rurales, et de lui offrir (les représentations sont gratuites) une programmation variée allant du vaudeville au drame, de la fantaisie au réalisme. Il s’agit avant tout, avec ce spectacle, véritable panorama de l’histoire du théâtre, de briser la glace qui sépare les comédiens de leur public, de démystifier la scène en la rendant moins intimidante. Shakespeare, dans « Hamlet », avait trouvé les paroles de bienvenue qui conviennent à ces saltimbanques : « Accueillez les comédiens, traitez les avec les honneurs, car ils sont la mémoire du temps. » |
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TELERAMA 28/7/99
Ce sont des camelots d'un autre genre, débiteurs de provisions pour l'esprit et le coeur : sur les marchés de campagne, ils vous offrent le théâtre par tranches de vingt minutes. Vous alliez acheter une livre de beurre, et vous voilà attiré par une scène au fronton de bois bleu. Trois personnages en smoking vous hèlent. Ils appartiennent à La Famille Magnifique, fausse troupe de forains inventée par René Pareja et Gilles Boulan, metteur en scène et dramaturge de la compagnie normande du Nord-Ouest Théâtre. Ils promènent leur théâtre ambulant en valeureux héritiers d'une tradition qui vit toujours les comédiens installer leurs tréteaux là où les chalands s'assemblent. Leurs prologues en formes de saynètes racontent leurs joies, troubles et tracts. Avec finesse, ils déroulent pour les spectateurs d'un jour le fil discret d'une initiation au théâtre. Portée par des comédiens qui savent ce que capter le public veut dire, elle est l'occasion d'un vrai moment de théâtre, entre artichauts et bourriches d'huîtres. |
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