Renato & Rico

 

René Pareja

en 1952 dans le Nord … d’un autre continent placé au Sud.

Fait des études qui auraient dû l’amener à la direction d’équipements culturels.

En 1973, au Théâtre des 2 portes dans le 20e arrondissement de Paris, remarque au bar quelques individus bruyants qui l’ignorent. Il se dit que décidément la province est belle et que tant qu’à faire du théâtre autant le faire calmement. Il bricole avec différents groupes, rencontre Ernst Duplan, Elsa Wolliaston, Eugenio Barba.


Fondé en 1976, le théâtre d’Ostrelande à Hérouville Saint-Clair. On dit de lui qu'il fait du théâtre de recherche, lui fait du rock’n’roll : Antigone, PenthésiléeMédée, pour les classiques (il faut bien que jeunesse se passe), Les carnets de Junko de François Cervantes, Le désir attrapé par la queue de Pablo Picasso, L’arbre des tropiques de Mishima, Le chapiteau de tentation d’après Flaubert avec Le Cirque du Docteur Paradi.

 

Michelle Kokosowski lui demande de rejoindre le groupe des jeunes metteurs en scène européens. Il trouve mieux à faire.

 

Il fallait bien qu'il paye le prix  de son indépendance. Lui qui trouvait que l’institution manquait de souffle se retrouve à l’air libre. Il fait sienne la phrase de Jean Vilar  « Je trouve que les théâtres manquent d’air ». Il n’en manquera pas avec l’invention de Nord Ouest Théâtre  et de son théâtre itinérant. Il choisira donc le grand air et fera naître  "La Famille Magnifique".

 

On dit de lui qu'il fait du théâtre populaire, lui fait de la recherche et s'entoure d'écrivains contemporains de théâtre pour mieux les partager et faire sienne la parole de Kafka "la seule raison de l'art c'est de recréer les conditions d'une parole vraie d'être à être".

 

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Eric Fourez   

en....  le jour de l'armistice de 14-18.

Dit ne pas avoir la mémoire des dates. Quelle coquetterie.

Se souvient avoir fait des études dans un lycée agricole, déjà la culture. Homme de campagne, il part se perfectionner à Paris avec Jean Perimogny au début des années 70. Quel choc.

Se rappelle encore des longues tournées en camionnette avec le Théâtre Populaire de Bretagne que dirigeait Jean Moign.

Garde en mémoire sa rencontre avec Yves Graffey, fondateur du Théâtre du Gros Caillou (CDNEJ) qui lui aurait proposé un contrat de 6 mois au milieu des années 70 : quinze ans plus tard il est encore là, après avoir exercé tous les métiers du théâtre. Un nouveau directeur est nommé en 1991, il lui fera confiance… Il n'aurait pas dû.

Homme de parole, il se devait de rencontrer le Mime Marcel Marceau avec lequel il entretiendra de longues conversations. Il sera son directeur de scène jusqu'au silence du Mime en 2007.

Touche à tout, il ne peut s'empêcher parallèlement de mettre en scène plusieurs spectacles et croiser sur sa route l'aventure itinérante de Nord Ouest Théâtre.

                                                                                    

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